lundi 30 mars 2009

A découvrir : Le Difese 2007

"Nouveau né" de la famille Sassicaia, à base de Sangiovese et Cabernet.

Cépages : Cabernet SauvignonSangiovese

Degré d'alcool : 13,50%

Vinification : Les deux variétés sont vinifiées séparément dans des cuves inox. Après l’assemblage, l’élevage dans des barriques de rouvre français et américain, dont seulement 1/3 de barriques neuves, dure 14 mois.

Dégustation : Robe rubis profond ; concentré, limpide et brillant. Très beau nez, grande élégance, douceur et épices, soyeux. Après une olfaction plus attentive : prune, cerise et une touche de cuir qui se retrouve dans l’attaque en bouche. Belle complexité, avec une matière de fond parfaitement épanouie. Finale très longue et dense, à la fraîcheur poivrée. Ce grand domaine toscan offre ici un Sangiovese rare, parfaite synthèse de matière, de fruit et de finesse.
Ce sont les Italiens qui en parle le mieux :
La rivista ‘Il mio vino’ così lo descrive: ”Straordinario. Bel colore granato, gran profumo di frutti di bosco, ottima acidità, equilibrato, facile da bere.” Da provare.
Rien à rajouter...

dimanche 15 mars 2009

Les vins Californiens - Visite de la Napa Valley

Salut à tous les pieds,

Nous voilà revenus de Californie. Nous en avons profité pour visiter la Napa Valley, région viticole au nord de San Francisco qui s’étend sur plus de 30 miles. Les demeures et les bâtiments des « wineries » rivalisent de folie et de luxe.

Ici, les dégustations sont payantes (surprenant !!!). Il faut compter entre 10 et 20 dollars. Ah, ces américains, toujours une occasion de faire du fric.

Ils cultivent beaucoup de cépages : Cabernet Sauvignon, merlot, syrah (un petit peu), et Zinfandel.

Nous avons visité deux domaines : Clos pégase et Robert Mondavi.

Clos Pégase :
Au nord de la Napa Valley, ici se mélangent art et vins.
Le propriétaire est un riche milliardaire qui n’a pas
hésité à se construire de véritables caveaux dans la montagne.
La winery a des allures de temples grecs.





Le Cépage Cabernet Sauvignon



Les Oeuvres d'Art



Le Caveau


Robert Mondavi :

Voici le domaine qui a sorti les vins californiens de l’anonymat et les a hissés au niveau des meilleurs. Il est réputé pour son Opus One (fruit d’une collaboration avec Château Mouton-Rothschild).

Jé, Nono et Mike en plein travail



Les pieds (1 seul a bu ! )



Conclusion des dégustations :
Les vins sont ici très forts en alcool (entre 14,5 et 15) et très sucrés (soleil de la Californie oblige), donc faciles à boire car il manque une pointe d’acidité. Ils se boivent très jeunes.
Résultat : Nous avons bu de bons vins mais le taux d’alcool change considérablement la percèption du vin.
En bouche, le vin est très boisé. Tout le problème de ces vins tient à garder leur équilibre ; en tanins et en acidité. Ces vins restent très ronds.
Du reste, le Cabernet sauvignon mériterait d’être mis en carafe une bonne heure.
Je dois dire que je ne suis pas devenu fou amoureux des vins californiens. Même si j’aimerais en goûter de plus vieux.

Au plaisir de se voir autour d’un verre de vin.

Les K.

samedi 14 mars 2009

News : La France se fâche tout rouge contre le faux rosé

Mélanger du rouge et du blanc pour faire du rosé ? Un projet de directive européenne qui autoriserait cette opération scabreuse suscite déjà une polémique.

La France, premier producteur mondial de vins rosés, s'alarme face à un projet de directive de l'Union européenne qui autoriserait le coupage du blanc et du rouge pour fabriquer un vin de table rosé. Un breuvage bon marché, mais fort médiocre.
Selon les professionnels de la filière viticole, ce projet, s'il était définitivement adopté, mettrait en péril plusieurs dizaines de milliers d'emplois en France, en particulier en Provence, grande productrice de rosés. «Ce serait un revers terrible alors que la consommation de rosé se développe considérablement depuis dix ans», avertit François Millo, directeur du Conseil interprofessionnel des vins de Provence (CIVP).
Fin janvier, les 27 représentants de l'UE – France y compris - ont adopté un projet de règlement autorisant le coupage entre vin blanc et vin rouge pour l'obtention de rosés ou de rouges plus légers en couleur. Le projet de règlement a été envoyé à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour qu'il puisse être consulté par les pays tiers. Ce n'est qu'après une consultation de 60 jours qu'il sera définitivement validé.
Avec ce «projet rosé», l'objectif de la Commission est simple: libérer l'UE des «entraves oenologiques» pour s'ouvrir de nouveaux marchés, notamment la Chine. Le coupage du blanc et du rouge (beaucoup de blanc et un peu de rouge) pour fabriquer de rosé est déjà pratiqué, notamment par l'Afrique du Sud et l'Australie. Mais il est considéré comme une hérésie par les professionnels français.
Le rosé «authentique» est produit à partir de raisins rouges dont la pulpe et la peau sont macérées durant une durée relativement courte (de 6 heures à une journée).
Les professionnels français vont mettre en place des opérations de lobbying pour tenter d'empêcher l'adoption définitive du texte à Bruxelles lors du vote définitif prévu pour le 27 avril.
Si le coupage était finalement autorisé, ils souhaitent que la technique de production du vin soit inscrite clairement sur la bouteille au nom de l'information du consommateur et de la transparence.

Source : www.liberation.fr

jeudi 5 mars 2009

La France moins compétitive en 2009 sur le marché mondial du vin

La France va perdre du terrain en 2009 sur le marché mondial du vin en raison d'un manque de compétitivité qui bénéficie à ses principaux concurrents européens que sont l'Italie et l'Espagne, selon une étude publiée jeudi par Viniflhor.
La veille concurrentielle que réalise chaque année l'Office des fruits, des légumes, des vins et de l'horticulture (Viniflhor) étudie la compétitivité des principaux pays producteurs, sur des critères tant quantitatifs (superficie de vigne, par exemple) que qualitatifs (maladies, pression des lobbies anti-alcool,...).
Une compétitivité d'autant plus cruciale que les exportations de vin ne cessent de croître au niveau mondial. Elles dépassent désormais annuellement les 91 millions d'hectolitres, soit 38% de la consommation mondiale, contre à peine 50 millions dans les années 80.
La France, grâce à des exportations en forte progression en 2007, a amélioré sa position en terme de compétitivité en 2008 en se hissant de la troisième à la deuxième place du podium, selon Viniflhor.
Mais cette année l'Hexagone devrait régresser, en raison d'une mauvaise récolte, de la poursuite du plan d'arrachage définitif de pieds de vigne ainsi que de la baisse de ses exportations.
L'Italie est numéro un du classement. Grâce à une politique offensive sur les marchés mondiaux, le pays ne cesse d'augmenter ses parts de marché.
L'Espagne a elle rétrogradé à la troisième place, alors que depuis 2005 le pays était sur la première marche du podium. Mais avec le plus grand vignoble du monde, en cours de restructuration, l'Espagne devrait retrouver le haut du classement cette année, selon Viniflhor.

Source : le journal du vin.

Les K.

News : Une bonne descente pour les grands crus

La crise a un effet bénéfique sur le prix des bouteilles.


Au Cinq, le très chic restaurant deux étoiles du Four Seasons George V, le champagne Salon 1996 est à 2.800 euros, au domaine à Mesnil-sur-Oger. La bouteille se vendait à 300 euros environ lors de sa mise en marché. Le Haut-Brion 1989 coûte près de 6.500 euros, soit 76 fois le premier menu à 85 euros, a calculé l'œnophile et collectionneur François Audouze. Le Château Climens 1990, admirable liquoreux de Barsac, est proposé à 1.100 euros, et s'échange à 90 euros chez le revendeur Millésimes à Maussane.

Au Ritz, si l'appétissante pizza vaut 50 euros, le Dom Pérignon 2000 vaut 750 euros, contre 90 euros au domaine à Epernay, la demi-bouteille du champagne de Krug vaut 325 euros, environ 60 euros à la maison mère à Reims; et à l'Arpège, chez le trois étoiles d'Alain Passard rue de Bourgogne (75007), le verre de Cristal Roederer est à 45 euros, un record mondial.Au Meurice, relooké par Philippe Starck, le Dom Pérignon 1996 est à 995 euros, le Cristal Roederer idem, tandis que le Montrachet 2000, considéré comme le plus grand vin blanc du monde, s'affiche à 1.000 euros et le Clos des Mouches blanc 2005 de Drouhin à 260 euros, prix de départ 35 euros environ.

Au Bristol, nouveau trois étoiles, le chef Normand Eric Fréchon concocte des maquereaux et du merlan de ligne au menu à 85 euros, mais la Grande Dame rosée de Clicquot 1998 est facturée 540 euros contre moins de 100 euros à Reims. La Cuvée Grand Siècle de Laurent Perrier à 320 euros, ce qui reste à peu près raisonnable. Mais le Château Lynch Bages 2002 est à 240 euros, prix de départ 30 à 40 euros à Bordeaux, et si l'on regarde les tarifs des crus de légende que le monde entier nous envie, on reste pantois: le Cheval Blanc 1945, premier grand cru de Saint-Emilion dans un millésime historique est à 9.500 euros ; le Pétrus 1961, Pomerol mythique dans l'année du siècle atteint 19.760 euros. Le chef sommelier canadien Marco Pelletier en cherchait, mais c'était avant la crise qui affecte la grande restauration de prestige ( fréquentation en baisse de 30 %).

Pétrus au plus bas

Ces prix vont-ils continuer à s'afficher aussi haut? Pas sûr! A lire les tarifs hors du marché, on comprend que la consommation des grands vins par nos compatriotes soient en voie d'extinction, d'autant que les Russes et les Américains n'ont plus leur rond de serviette dans les monuments de la restauration.

Autre constatation, le prix de ces vins de luxe et de rêve connaissent actuellement une sorte d'effondrement dans les ventes aux enchères. Effet direct de la crise financière, des masses de crus classés déferlent dans les entrepôts des experts et autres commissaires-priseurs qui les dispersent à des tarifs jamais vus. Ni imaginés.

Pétrus, premier visé. Lors d'une vente très importante (1.500 lots) en décembre 2008 au Bristol et à La Varenne Saint Hilaire (94), Pétrus 1980, millésime prêt à boire, a été adjugé 380 euros, Pétrus 1955 (des dizaines de bouteilles) à 500 euros; le 1985, année splendide qui cote 980 euros sur la place de Bordeaux, sera estimé, fin mars, à 540 euros. «J'espère le vendre à 400 euros, rien n'est moins sûr», ajoute l'expert Claude Maratier.

Là où la chute des cours demeure la plus spectaculaire, c'est pour Pétrus 1982, millésime recherché par tous les œnophiles - comme 1965 et 1961 - offert en juin 2008 à 35.000 euros la caisse de 12 bouteilles, tombée à 23.000 euros cet hiver «et c'est encore un prix salé», confesse l'expert.

Des affaires à faire aux enchères

Autre brutale descente, les vins rouges de Marcel Guigal, seigneur de la vallée du Rhône dont les trois crus de Côte Rôtie «La Mouline», «La Landonne» et «La Turque» ne sont pas disponibles à l'amitié à Ampuis mais logés dans des caisses panachées. Si vous voulez un flacon de Mouline 1998, une merveille, obligation est faite d'acheter une caisse de 11 bouteilles comprenant des Côtes du Rhône simples à 10 euros, plus votre cru de Côte Rôtie. La demande de ces nobles rouges de saveur inimitable est mondiale et la production minimaliste (4.000 bouteilles par étiquette environ). La seule possibilité d'accéder à ces magnifiques crus à l'unité, c'est la vente aux enchères et quelques cavistes.

Où souvent, en 2009, la baisse dépasse les 50 % des prix affichés au début 2008. La Mouline 1999, excellent millésime de garde, cotait 550 euros, Claude Maratier le cède à 270 euros, sans broncher. Et en salle des ventes, le vin part difficilement.

Au hasard des catalogues, le réajustement des cotations touche des seigneurs de la viticulture hexagonale (le Château Lafite 1996 à 350 euros, le Château Ducru Beaucaillou 1959 à 80 euros, Haut-Brion 1999 à 120 euros, et pire, les 2005 de Bordeaux en primeur dont les tarifs avaient défié le bon sens: Lafite Rothschild 2005 sorti en 2007 à 1.000 euros, comme le rare Ausone voient leur cote au plus bas - le 2005 du très beau Château Pichon Lalande s'échangerait à 50 euros le flacon, un cadeau).

Voici venu les temps des acheteurs dégustateurs et non plus des spéculateurs abstèmes qui ne boivent que de l'eau.


Nicolas de Rabaudy

Article paru sur le site http://www.slate.fr/